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BIBLIOGRAPHIE

ÉTUDES  ET  OUVRAGES  SUR  HENRI  BARBUSSE

 

- Henri HERTZ Henri Barbusse : son œuvre. Étude critique (éd. Carnet Critique, 1919) (Epuisé)

Cette étude se limite évidemment aux œuvres écrites à la date de parution; elle propose une biographie ainsi qu'une analyse de Pleureuses, des Suppliants, de l'Enfer, de Nous Autres, du Feu et de Clarté. Ce livre ne se trouve plus qu'en occasion rare.

 

 

- Paul DESGRANGES Henri Barbusse (Crès, 1920)

 

 

- Annette VIDAL Henri Barbusse, soldat de la paix (380 p.,Éditeurs français réunis, 1953) (Épuisé)

C'est une longue biographie de Barbusse étayée sur des textes, des courriers et des fragments de discours réunis par celle qui fut durant 10 ans sa très fidèle secrétaire et amie.

- Vladimir BRETT Henri Barbusse, sa marche vers la clarté, son mouvement Clarté

   (Édition de l’Académie Tchécoslovaque des Sciences, Prague, 1963)

 

 

- Pierre PARAF - Mes rendez-vous avec le siècle (217 p., Editions Messidor, 1988)

Autobiographie de l'ami de Barbusse, qui devint le fondateur de l'Association des Amis d'Henri Barbusse. Il raconte leur rencontre en 1916 dans les pages 61-64, et dans les conditions dans lesquelles il fut son exécuteur testamentaire p. 209-212.

Quatrième de couverture:

Faut-il présenter Pierre Paraf ? Homme de lettres et homme de radio, sa vie a été rythmée par les événements du siècle. Issu d'une famille de la bourgeoisie intellectuelle juive, c'est l'affaire Dreyfus qui fut pour lui l'occasion d'une prise de conscience civique. Et c'est.de là sans doute que date son engagement antiraciste. Puis vint l'expérience des tranchées, la découverte du « Feu » et le début d'une amitié avec Henri Barbusse qui devait marquer sa vie.Dès lors, Pierre Paraf participe activement aux combats pour la Paix et contre le fascisme, à ceux de la Résistance, et dans l'après-guerre à l'action contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples.

Écrivain, essayiste, poète, Pierre Paraf fut le contemporain et le compagnon de grandes figures de la culture française de ce siècle : Anatole France, Romain Rolland, Rostand... Animateur de l'ARAC, de la LICA puis du MRAP, des Amis d'Henri Barbusse et d'Émile Zola ainsi que de nombreuses associations d'amitié, Pierre Paraf est un homme de coeur et de générosité d'une infatigable ardeur.

On retrouve dans ces mémoires ce ton de courtoisie, cette gentillesse et cet humour qui le font aimer de tous ceux qui le connaissent.

 

 

- Jean RELINGER Henri Barbusse, écrivain combattant (PUF, collection « Écrivains », 1994) (24 €)

Quatrième de couverture:

De son vivant, l’auteur du Feu a été admiré par certains, et plus encore haï, méprisé, dédaigné par d’autres. Il a été mêlé de si près à son époque, comme témoin et acteur de premier plan, comme créateur aussi, qu’il est impossible de l’ignorer si l’on s’intéresse à la littérature qui va du basculement d’un siècle à l’aube brune de la seconde guerre mondiale, aux rapports étroits que le mouvement révolutionnaire a entretenus alors avec la culture et les écrivains, aux débats passionnés qu’ils ont suscités sur le plan esthétique. Il a poussé le plus loin qu’il a pu la rencontre de la littérature et de la révolution.

Le temps est peut-être venu du savoir objectif sur sa vie et son œuvre, dans la globalité d’un itinéraire significatif, fait de tentatives intéressantes, de domaines variés, d’avancées, de partis délibérément pris, de réussites remarquables, qui s’éclairent ensemble. Henri Barbusse est entré en révolution par l’écriture ; en retour, son œuvre s’en est trouvée radicalement transformée. Saisir l’unité de cet écrivain peu commun, tel est l’objet premier de ce livre.

Docteur ès lettres, Jean Relinger enseigne à l’Université de Reims. Dans le cadre d’une unité de recherches du. CNRS, il a publié sept volumes de recensement analytique des articles. de critique littéraire parus dans l’hebdomadaire Monde, créé et dirigé par Barbusse de 1928 à 1935. En collaboration avec Jean-Paul Morel, il vient de faire paraître une édition critique de la correspondance inédite Barbusse-Poulaille (1925-1932). Il est coprésident de l’Association des Amis d’Henri Barbusse.

 

 

- Philippe BAUDORRE Barbusse, Le pourfendeur de la Grande Guerre (Flammarion, collection « Grandes Biographies », 1995) (23 €)

Philippe Baudorre est maître de conférence à l’université de Bordeaux. Voici la critique d'André Picciola :

[...] Une biographie s’efforce à la restitution d’un personnage sous toutes ses faces. C’est un genre littéraire. Il plaît ou dérange. Mais il faut le considérer tel qu’il se veut. Selon une phrase bien connue, nous ne sommes plus devant un bas-relief, aux figures figées une fois pour toutes dans le marbre, et destinées à l’édification de la postérité; nous sommes devant un personnage qui revit devant nous et dont on nous invite à faire le tour.

Il est des lecteurs dont l’intérêt pour Barbusse tient surtout à son engagement politique (au sens large: les affaires de la Cité ne se résument pas à un type de pouvoir, elles dépendent aussi de démarches morales et philosophiques). Ils n’ont pas tort: Barbusse n’a jamais été un amuseur, c’est un écrivain social, soucieux, dès ses premiers écrits, de communiquer à ses contemporains la flamme qui brûle en lui; il serait ridicule de le priver de la dimension politique dont il se réclamait hautement. On comprend pourtant que ces lecteurs aient éprouvé quelque agacement à trouver chez Philippe Baudorre un Barbusse qui échappe à leurs préoccupations immédiates. Et cependant même l’homme public que fut cet écrivain, sommes-nous sûrs d’entièrement le comprendre, si nous ignorons les émotions qui ont profondément marqué sa sensibilité, les sentiments qui l’agitaient, les expériences qui ont laissé en lui comme une trace indélébile?

[...] C’était une gageure de vouloir éclairer un homme très secret, avare de confidences sur lui-même et qu’une sorte de pudeur (peut-être protestante) amenait à s’effacer derrière l’écriture et à la fois le personnage public. Ses oeuvres romanesques prennent corps à partir de la parole d’un homme qui s’exprime à la première personne du singulier et qui lui ressemble comme un frère. Et pourtant, comment ne pas apercevoir le soin apporté à dépouiller le narrateur de tout caractère étroitement personnel, et à le fondre, quoiqu’il soit porte-parole de l’auteur, dans la généralité: un homme parmi d’autres, - vous, demain, que j’invite à reprendre le flambeau, à crier la vérité. Le Barbusse intime, là-dedans? Inutile de chercher, il s’est soigneusement glissé dans l’anonymat.

Barbusse fut un être complexe, divers, à la charnière de deux siècles: on n’a pas impunément quarante ans en 1914. Ce Barbusse dont la vie va être traversée par la guerre, Philippe Baudorre en brosse un portrait en des pages fort bien venues. Sa réalité ne correspond pas forcément à ce que nous croyons, ou que nous attendrions. Un exemple, entre mille: dans le décor familier de la petite pièce où il travaillait, au premier étage de la villa Sylvie à Aumont, vous auriez cru possible de trouver sur un mur un portrait de Napoléon, voisinant avec celui de Rostand, sous le regard de Thérèse d’Avila? Il faut bien le prendre tel qu’il était. Un écrivain qui était allé au communisme comme on va à la fontaine, selon une belle formule de Picasso? C’est incontestable. Un militant communiste? Ici il faudrait discuter.

Et c’est bien ce que fait Philippe Baudorre. Il ne nous livre pas un Barbusse tout d’une pièce, apportant avec lui une vérité définitive sur lui-même et le monde qui l’entoure. Il nous donne à connaître un Barbusse parfois inattendu, avec ses faiblesses et son intégrité, ses hésitations et ses adhésions sans retour, ses erreurs et sa lucidité. Nous voyons un homme cherchant avec probité et s’efforçant ensuite à la diffusion de la lumière. Nous le suivons dans le combat difficile où il se jette à corps perdu. Il n’est pas toujours compris. Il n’est pas toujours admis. Après sa mort il devient sans réserve le combattant exemplaire. De son vivant il fut souvent « le vieil emmerdeur ».

L’avouerai-je? Le Barbusse des dernières années, de 1925 à 1935, me convainc moins que le tout jeune homme des débuts littéraires et même que l’homme auréolé par le Goncourt et l’extraordinaire retentissement du Feu.

Ce n’est probablement pas la faute de l’auteur. Le directeur de revue, l’écrivain puis le combattant volontaire, n’étaient pas toujours faciles à saisir, mais enfin on y parvenait. Entre 1919 et 1923 la vie de Barbusse bascule. Il est désormais un combattant politique, sous les feux de l’actualité. L’homme privé disparaît à peu près totalement. Une autre histoire commence, qui se confond avec l’histoire de notre temps. Ici il semble que Philippe Baudorre ait été moins à l’aise; le terrain de la biographie traditionnelle doit être abandonné, au profit de la biographie politique. Or la période commence à peine d’être explorée. [...]

Cette réserve n’atténue en rien le mérite de ce livre sur Barbusse qui restera, avec le Barbusse, écrivain combattant de Jean Relinger, l’une des grandes études permettant de toujours mieux connaître l’auteur du Feu.

 

 

- Jean SANITAS, Paul MARKIDÈS, Pascal RABATÉ : Barbusse, la passion d’une vie (Ill., Éd. Valmont, décembre 1996, Montataire).

Critique par André Picciola :

[...] C’est un fort beau volume cartonné, imprimé sur papier glacé, où le commentaire alterne avec des extraits des romans et des écrits de Barbusse. Ouvrage composé avec le souci de ne rien laisser dans l’ombre, sans surcharger toutefois. Les auteurs ne prétendent pas tout montrer, ils donnent l’essentiel et c’est déjà beaucoup. Ils donnent surtout envie de connaître davantage Barbusse, et leur entreprise est, à cet égard, une réussite qu’ilconvient de saluer.

 

 

- Paul MARKIDÈS : Barbusse, Clartés pour aujourd’hui (Ill., préface de Georges Doussin, Ed. Valmont, septembre 1997, 60160 Montataire)

Critique par André Picciola :

Il s’agit ici d’un ensemble de textes de portée politique, à l’exclusion des autres écrits de Barbusse. Des textes présentés de manière éclairante et qui se fixent comme objectif de montrer l’actualité de Barbusse dans la conjoncture actuelle. Cent cinquante-six pages denses, judicieusement choisies, font entendre la voix de Barbusse. La conclusion s’impose d’elle-même: ces textes n’ont pas pris une ride. Soixante-deux ans après sa mort, Barbusse est toujours vivant.

 

- Paul MARKIDES – (à suivre)

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- Les Cahiers Henri Barbusse, revue annuelle de l’Association des Amis d’Henri Barbusse

    (éditée par l'organe de l’ARAC: le Réveil du Combattant, disponibles à l'AHB, 3 €)

Plusieurs numéros disponible en lignes: Cahiers AHB

 

 

- Revue « EUROPE » (Septembre 1974) (Disponible à l'AHB, 6 €) -

Numéro spécial consacré à Henri Barbusse, contenant de nombreux éléments de biographie ainsi que des vues critiques sur l'oeuvre.

 

 

- Actes du Colloque : L'Europe en 1919 : Pacifisme et Révolution, organisé en novembre 1993 par l'AHB

    (19 contributions, 124 p. A4, disponible à l'AHB, 14 €) -

Dont un article disponible en ligne: L'Europe en 1919

 

 

 - Actes du Colloque : L'Art, Mémoire de la Guerre, Mémoire de l'Indicible, organisé à Péronne en novembre 1996 par l'AHB et par l'Historial de la Grande Guerre

17 contributions, 222 p. A5, illustrations - Disponible à l'Historial et à l'AHB, 14 €

 

 

- Site présentant de nombreuses célébrités: http://www.evene.fr/celebre/fiche.php?id_auteur=538

 

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